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Coaching et pharmacie

Le coaching et les pharmaciens. Marie Bonnaffoux, journaliste et responsable de la communication a réalise une enquête sur le sujet. Voici son article.

La pharmacie et le coaching…potion magique
Comment un couple de pharmaciens ayant exercé pendant 23 ans sa profession (titulaires de leurs officines) décide de tirer profit du coaching pour se lancer dans un nouveau projet professionnel : interview de Marie-Cécile Juliand, docteur en pharmacie et coach.
 
Le Centre International du Coach : Marie-Cécile, racontez-nous votre chemin jusqu'au coaching…
Marie-Cécile
  A cinquante ans, j'ai pris la décision de vendre mon officine. J'avais  23 années d'exercice et besoin de changement. Suite à cela, j'ai fait des remplacements à droite à gauche dans différentes pharmacies. L'expérience a été éprouvante. Pour autant, je voulais profiter de ce nouveau positionnement, en tirer quelque chose de positif. J'ai pris du recul et j'ai commencé à analyser ce qui se passait autour de moi,  en observant les disfonctionnements flagrants :  manque de cohésion à l'intérieur des équipes,  manque de communication entre les pharmaciens –ces derniers focalisés sur leurs clients.

Le Centre : Finalement c'est de cette expérience difficile qu'est né votre nouveau projet professionnel ?
Marie-Cécile :
  Oui,  c'est en constatant le manque d'organisation qui régnait dans certaines officines, que j'ai eu l'idée de mon nouveau projet professionnel et que j'ai pu rebondir.
Le Centre : Que manque-t-il aux pharmacies et aux pharmaciens?
Marie-Cécile :
  la plupart des  pharmaciens n'ont pas de projet d'entreprise, il n'y a pas de culture du management. On sert le client, on travaille au jour le jour, « la tête dans le guidon ». Il n'y a pas de visibilité à long terme. S'il y a un objectif  posé, comme  la rentabilité, il n'y a pas pour autant  de réflexion sur les moyens pour atteindre l'objectif.
J'observe de plus en plus de dirigeants moroses, qui exercent dans un climat de découragement. Il faut savoir que l'officine est un cadre rigide, un  commerce très particulier, réglementé de façon stricte : codes du commerce, de la santé publique, de travail. A cela, se rajoute un contexte de forte concurrence. D'où les difficultés pour trouver, ne serait-ce que l'énergie de se remettre en question et de poser des projets.

Le Centre : Face à ce constat, comment voyez-vous votre intervention ?
Marie-Cécile : Aider les pharmaciens signifie donc travailler sur plusieurs axes : Il est clair que les pharmaciens ont véritablement besoin de reprendre confiance, de puiser plus efficacement dans leurs ressources pour mieux dynamiser et fidéliser leur équipe. Il s'agit là d'un premier axe centré sur l'accompagnement du dirigeant. Deuxièmement, les pharmacies doivent fidéliser leur clientèle. Ce qui délimite le deuxième axe :  accompagner les équipes en leur donnant de nouveaux outils de communication.
Pour mener à bien ces accompagnements, il me fallait trouver une autre approche que le conseil, ayant conscience qu'il était inutile et inefficace de vouloir passer en force. De plus la manière de me positionner et d'intervenir devait correspondre à ma culture. En d'autres termes,  j'avais besoin d'une approche plus scientifique, plus rationnelle, en d'autre terme plus « carrée ».

Le Centre : C'est ainsi que le coaching est entré dans votre vie…
Marie-Cécile : En 2005, j'ai rencontré une directrice d'une agence d'intérim avec laquelle j'ai discuté de mon projet. C'est elle qui m'a  soufflé l'idée de coaching.  J'ai ensuite voulu en savoir plus et j'ai simplement tapé le mot «  coaching » sur « Google ». Après avoir pris la décision de me former à cette technique, une phase de prospection a suivie : j'ai étudié les méthodes des différents centres de formation avant d'arrêter mon choix sur le Centre International du Coach dont les valeurs étaient le plus en adéquation avec les miennes.

Le Centre : Qu'est-ce qui vous a plu dans le coaching ?
Marie-Cécile
 : Justement qu'il ne s'agit pas de conseil : le « coaché » s'achemine  vers son objectif à partir de ses propres solutions. Elles ne sont pas imposées de l'extérieur. Le coaching met à jour les ressources personnelles de l'individu ou du groupe. Le point de départ est la situation présente pour viser l'avenir. C'est clairement pour moi un outil privilégié pour stimuler la confiance et pour développer la performance.
Le Centre : Aujourd'hui où en êtes-vous ?
Marie-Cécile :
  Forte de ma formation, nous avons  crée une structure OfficiQual, sur la base d'un partenariat. Je travaille avec mon époux  pharmacien comme moi et Gilles Lamothe, ingénieur qualiticien qui œuvre depuis 17 ans dans l'industrie pharmaceutique. Puis j'ai entrepris le démarchage des officines pour leur présenter le coaching et comment, à travers cette méthode, je pouvais les aider.

Le Centre : Comment ont-ils réagi ?
Marie-Cécile :
Je rencontre des résistances. Cela semblerait sûrement incroyable à celles et ceux qui travaillent dans le monde de l'entreprise, mais j'ai eu du mal par exemple à organiser une réunion d'une heure trente regroupant tous les membres d'une même officine. La réunion interne à l'entreprise n'est pas dans la culture des officines ! Autre difficulté, lorsque je demande aux dirigeants d'écrire un plan d'action, d'élaborer un échéancier avec des indicateurs de réussite. Là aussi, je me  heurte parfois à des réticences.

Le Centre : Vous coachez aujourd'hui ?
Marie-Cécile :
J'interviens à l'heure actuelle dans quelques officines en Rhone Alpes. Je viens de signer trois nouveaux contrats. Et en parallèle, je continue à chercher de nouveaux clients, à défricher le marché.